Première semaine à essayer de tenir ce rythme !
Alors, déjà, pourquoi essayer d’écrire une fois par jour/tous les deux jours ? En premier, pour se donner une discipline, sur un sujet bête, certes, mais un sujet quand même. Et pour commencer, autant commencer par des petits steps. Ensuite, parce que je pense que écrire, et se vider la tête, ça fait du bien. Le but c’est pas d’en faire un blog mondialement connu et de savoir que que des millions de gens le lisent, mais juste de décharger ma tête de toutes ses pensées. Pensées que sont des fois assez violentes, assez lourdes, assez pesantes, parce que la vie est pas toujours facile ici. C’est une grande ville, mais ça reste, avec un peu ma situation, un peu compliqué de réussir à faire des rencontres, et surtout des rencontres qui dures. Du coup parfois, la solitude est maxi pesante.
Donc voila, pour combattre un peu le bordel du taf, et pour essayer de se créer une routine efficace, j’me suis dit que j’allais faire ça. Et en parlant de situation, c’est comment la vie au Japon ? Belle question mon ami !
Alors, la réponse facile, c’est que ça la vie ne l’est pas. Tout, et je dis bien TOUT, est différent. Il faut se réadapter à tout (l’administration, les mœurs, la bouffe, le rythme, la communication), absolument tous les signes que l’on voit sont différents (mais bordel, c’est quoi votre délire avec tous ces hiéroglyphes ?!), on comprend rien à ce qu’on nous dit… Bref, on est perdu. L’ambiance de taf, c’est pas du tout pareil qu’en France ; les collègues, c’est pas non plus pareil. Toute la société est créée d’une manière où les gens vivent ensemble, mais (peuvent) aussi vivre de manière si solitaire. Et d’un coté, c’est bien ! En tant qu’étranger, on est content de trouver un restau avec une tablette qu’on peut passer en anglais, et pas avoir a discuter avec les gens au service pour se rendre compte qu’on s’est pas compris et se retrouver dans une situation gênante. Mais d’un autre coté, comment on fait pour progresser, si on se retrouve jamais dans des situations gênantes ? C’est tout le combat de vivre solo à l’étranger : faut vraiment réussir à se sortir les doigts du cul et sortir de sa zone de confort pour réussir à progresser. Et franchement, certains jours c’est facile, et d’autres c’est clairement insurmontable.
L’autre truc qui manque vite aussi, c’est les potes. Réussir à se défaire des habitudes qu’on avait, et s’en créer des nouvelles, je pense que c’est de plus en plus difficile avec l’âge (old people stitch). Se retrouver sans son cercle, franchement c’est hard par moment. Ça l’est moins quand on sait que c’est temporaire, mais quand tu sais que tu vas possiblement passer ta vie dans ce nouvel environnement, des fois ça fait tellement peur de se retrouver seul. Du coup, on se dit que les potes vont appeler, prendre des news, répondre aux messages. Puis les jours passent, les semaines aussi. Ça répond au debut, puis au fil du temps, les délais s’allongent. Le contenu des réponses s’étiole. Ça devient de plus en plus vide, voir même carrément ils ne parlent que d’eux, sans s’intéresser à toi. Puis ils disparaissent. Et cette putain de solitude qui frappe de nouveau. En partant loin, j’ai découvert que des potes, j’en avais pas tant que ça. J’ai aussi découvert que j’étais beaucoup plus proche de certaines personnes que d’autres. Et franchement, parfois, même si ça fait du bien, la nostalgie rend triste.
Ce billet est sponsorisé par mon-cerveau-part-en-couille, spécialiste de «je commence par un sujet et je termine par un autre, sans expliquer ni l’un ni l’autre».
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