[Voyage] From Toulouse to zi Atlantique

Ça fait quelques jours que je n’avais pas pu écrire sur le blog : plus de batterie sur le pc, la flemme de taper de longs paragraphe sur le téléphone, et surtout, plus de data, donc pas vraiment moyen de se connecter depuis le pc même lorsque j’ai pu récupérer un peu de jus.

Je suis à Arcachon depuis maintenant 2 jours !

J’ai parcouru environ 700km depuis la semaine dernière, où j’étais à Toulouse (je suis en train d’écrire un autre truc sur ces jours passés dans la ville rose).

Le chemin pour quitter Toulouse m’a fait passer près de Blagnac, la ville d’Airbus : c’est impressionnant de voir toute l’industrie aéronautique. La piste longe les usines et les hangars, où sont entretenus différents avions, que l’on voit depuis l’extérieur. De l’autre côté, c’est un musée, géré par des bénévoles, qui expose d’anciens modèles d’avion, principalement de guerre. Franchement, même de nuit, ça claque. Et bien que je sois plus fan du F14-Tomcat (avion à géométrie variable <3), ça donne envie d’en voir plus ! Faudra revenir pour ça.

Je bivouac dans un champs, un peu à découvert mais sur un trajet que je pense tranquille : le tracé pour les camions qui transportent les énormes pièces de l’A380.

Le lendemain matin, l’objectif est clair : je veux rejoindre Lourdes, pour récupérer la V81 puis l’Eurovélo 1 (la vélodyssée).

Rangement sous une petite bruine, et c’est parti. (La petite veste décath’ m’a fait bien plaisir ce matin là!)

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Le temps s’améliore toute la journée, et je sens que le terrain change : les routes deviennent plus vallonnées, les montées sont à chaque fois un peu plus longues… bref, je reviens vers les montagnes.

Je pose le camp vers Duffort, après un coucher de soleil incroyable, et après m’être fait attaqué par un genre de serpent chelou.

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bim
Journée pépère, j’ai croisé personne, et je m’endors solo au fond d’un champs de maïs, bercé par une rivière juste à coté.

Même rythme le lendemain matin, ou j’enquille les kilomètres, les côtes-qui-me-font-grogner, les détours… Je réussi à me perdre plusieurs fois, mais ça a l’avantage de me faire découvrir des petits chemins qui me permettent d’explorer le potentiel gravel du vélo, et surtout, l’efficacité du bikepacking ! Certains passages sont purement VTT, et ça fait bien plaisir de réussir à passer chargé dans ce genre de coin. Je me taule lamentablement quand même une fois, histoire d’être fidèle à ma réputation, mais je continu le chemin tout sourire.

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Je pose pied à terre quelques heures plus tard, enfin arrivé à Lourdes !

Cette ville de pèlerinage marquera la première étape du mien : je sais pas trop pourquoi mais je voulais absolument voir ça.

Eh bien, rien n’est vraiment à retenir à Lourdes ; la religion est le plus grand des business, et tout est payant (même pour donner de l’eau…). Le nombre de miséreux qui font la manche est hallucinant, c’était blindé d’Italiens impolis, et en plus de ça, je suis tombé à coté d’intégristes catholiques qui médisaient sur l’avortement en me posant dans un café.

Tellement envie de rester dit donc ! Je reprend un peu de forces, et me dit que je vais aller bivouaquer pas loin. Hélas, pas trop de spot discret à portée de main, mais je tombe sur un camping, dont la réception est fermée. Je m’installe pour la nuit, et si je planifie de me lever tôt pour ne pas payer (saymal).

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mon petit pote du camping
Et ô miracle, j’arrive à me réveiller tôt ! Je fais donc un camping-basket, et reprend la route.

ET PAF KARMA.

Je me trompe de route ! Évidemment, je m’en rend compte uniquement une fois arrivé en haut. Raaaaa, ça grimpait bien, j’ai tout fait d’une traite, j’étais fier de moi…

Bien ouej, tu m’as eu, 1-1, égalité, balle au centre. On repart sur une journée avec des bases saines ! ^^

Demi tour, et toujours direction LE FAR‘ouest. Dans la théorie c’est cool, le soleil passera la journée à coté de moi.

Juste après avoir quitté la ville de feu Jésus, la V81 fait traverser par la forêt de Lourdes. Alors autant je n’ai pas été conquis par la ville, autant la forêt est enchanteresse.

D’un coup, les bruits se taisent, les arbres changent, le vent s’engouffre d’une manière différente. La végétation est luxuriante, et d’un coup, on se sent seul. Seul, mais bien. On dirait vraiment une forêt magique, et on s’attend presque à voir les petits esprits sortir des arbres et des fourrés.

En sortant de cette forêt, la route longe le gave de pau, qui va jusqu’a Bayonne. Ce soir, je m’arrête assez vite, dans un autre champs, pour poser la tente. Je n’ai pas roulé énormément, environ 40 km depuis Lourdes je dirais.

Après une nuit un peu agité (dormir sous un chêne, fausse bonne idée : les glands qui tombent ça fait un bruit assez fort en fait), je replie tout dans le brouillard.

Mais c’est pas ce petit brouillard qui aura raison de ma motivation, je vise Bayonne, je veux y être ce soir !

Pour vaincre la tristesse du gris brouillard, j’ai une technique de ouf malade et en plus elle fonctionne vraiment bien : les lunette de soleil avec des verres à hauts contrastes (verres oranges, le plus souvent). On dirait qu’il y à un grand soleil, et on peut pas s’empêcher de sourire en les mettant !

Donc, avec le sourire, c’est parti !

Cette fois, c’est plutôt monotone. On continu de longer le gave de Pau, donc le chemin est facile à suivre. Mais ça passe parfois par de la départementale, et les automobilistes ont l’air de pas vraiment connaitre les distances pour doubler. Je m’embrouille avec deux enclumistes différents, puis je me continue à rouler tranquillement. La voie est de mieux en mieux indiquée, les pistes cyclables apparaissent, et les petites maisonnettes laissent places à des immeubles de plus en plus imposants. La ville n’est pas loin…

D’un côté, heureusement qu’elle n’est pas loin ! Je n’ai plus rien à manger depuis ce matin, et le peu de villages traversés = zéro épiceries. Je vais pouvoir me ravitailler pour ce soir.

Mais de l’autre, c’est Bayonne, et c’est très urbain. Je n’ai pas envie d’aller dans un camping, mais ça me semble compliquer de trouver où dormir tranquillement en étant si proche de la ville.

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Bayonne city, depuis le pont le plus à l’ouest
Bon, pour une fois, je vais rouler de nuit. Dégainage des lampes, petite veste de cycliste en place, et hop, roule ! Je cherche le départ de l’EV1 (ehhhh ouuuaiiiiiiii, c’est parti), et suis le balisage. C’est pratique, en plus j’avais la flemme.

CapBreton est indiqué à environ 10 km, et je suis persuadé que sur le chemin de la côte, je vais bien longer une parcelle de forêt.

Bingo !

Avant de poser la tente ce soir là, je vais voir l’Atlantique.

Ça y est, c’est fait. J’ai rejoins cet océan, que je n’avais pas vu depuis quelques années, et j’ai réussi à tenir la cadence que je voulais. Je suis vraiment content, et c’est avec un grand smile que je monte la tente près de la plage, et que je m’endors, cette fois, avec le bruit des vagues de l’océan.

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I dit it !
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C’est par ici


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