[Voyage] Arcachon, Soulac, souvenirs

Il s’en est passé des choses en 5 jours !

En quittant Arcachon et sa plage avec la queue de baleine, j’ai continué à monter vers le grand Nord : le tour de la baie, Cap Ferret, Lacanau, Hourdin, Montalivet, puis Soulac.

Soulac, ville pleine de souvenirs, c’est marrant.

En arrivant, petit plaisir : gros cannelé <3 j’en rêvais depuis quelques jours, c’est chose faite.

Ça fait plusieurs nuits que la température à diminuée, et on descend je pense aux alentours des 5 degrés. Du coup ça commence à cailler ! Je compense en utilisant les chaufferettes (magique ces petites poches), mais le matin la tente est pleine de condensation, et à plier c’est franchement désagréable. Le vent, le froid, le mouillé = le beaucoup froid !

En partant les matins, je mets souvent assez longtemps à me réchauffer (surtout les mains, et le bout des pieds), et c’est un peu l’épreuve à chaque fois. Pédaler est rude, je suis couvert avec la veste, le buff, les gants, la machoire claque…

Et cette fois, c’est en sortant de la forêt de Verdon-sur-Mer que je me caille, mais je sais que je vais pas être au froid trop longtemps : il me reste 4 km à faire avant d’arriver au port d’embarquement, pour traverser la gironde et aller à Royan. Comme j’ai raté le ferry de 10h30, j’ai laaaaargement le temps d’en profiter, et ça tombe bien, près du phare de grave il y a plusieurs cafés, dont un ouvert, et avec une proprio super sympa qui m’offre un croissant en plus, et avec que je discute un peu.

J’embarque une heure plus tard, placé à l’avant du bateau, au soleil (et ça fait du bien), en je me laisse bercer par le rythme des vagues, qui fait légèrement tanguer le bateau. Pour 20/25 minutes, je devrais survivre.

Débarquement à Royan, toujours au soleil, et direction la Palmyre, via Saint Palais sur Mer.

Saint Palais ! Flash mémoire en passant dans la ville : on avait pris un camping, enfin un petit mobil home, pour la première fois là bas, il y a une quinzaine d’années je crois. C’était trop bien !

En longeant la piste qui est le long de la mer, pareil, flashback : on a fait du char à cerf volant exactement ici ! M’en souviens très bien, parce que c’est aussi sur cette plage que j’avais fait un simili empannage, et que j’avais lamentablement échoué. Résultat, éjection du char, j’ai atterri pas loin, enfin mon torse, sur la roue avant… J’ai eu le souffle coupé, et une douleur qui me semblait incroyable. Je crois que c’est à partir de ce moment que j’ai diminué le char…

Je file toujours sur la piste, et on va être honnête : ELLE CLAQUE !

Sur cette portion, on est bien séparé du flux de circulation : à gauche, la plage et la voie piétonne, à droite la forêt/golf/parc.

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Le chemin continu encore, et le diable s’abat sur moi : je me fais dépasser par un vieux sur un VTT électrique. Mon âme est souillée à jamais.

Sur cette émotion, il faut continuer à filer : les roues tournent, les jambes s’activent, et en arrivant en face de l’ile d’Oléron, encore un petit plaisir, à savoir, traverser le pont qui enjambe la Seudre. Quelques mètres à parcourir, suspendus au dessus du vide. En voiture, on s’en rend moins compte, mais à vélo, c’est toujours différent.

La suite, c’est la traversée du marais salant de Marennes. On voit tout de suite qu’on à traversé la Gironde ! La nature, les couleurs, le vent…Tout semble différent. Pas de beaucoup, suffisamment pour s’en rendre compte.

L’automne est aussi bien là, et voir l’évolution des couleurs sur les arbres est un sacré plaisir visuel.

Je pédale jusqu’à Rochefort, qui était mon objectif. À coté de la ville passe un fleuve, je me dis que je pourrais récupérer de l’eau douce ici en filtrant l’eau de la Charente), et bivouaquer tranquillement. Ce que je fais : petite soupe («ahhhh mais elle est super salée dit donc cette soupe !!»), matage des étoiles, et dodo.

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Un petit spot sympa pour se poser…

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Après une nuit sous la pleine lune, réveil embrumé… Je me fais un thé pour me réchauffer, et hooooo, c’est marrant, mon thé est salé aussi. Ben ouai, en fait c’était pas vraiment de l’eau douce… boulet que je suis ! Je pensais pas que l’eau salée rentrait si «loin» dans les terres.

Sur cette défaite, je me met en tête de rejoindre la Rochelle, et surtout de m’avancer au maximum vers les Sables d’Olonne : on est déjà vendredi, et je veux rejoindre, ce samedi, un bon pote d’enfance qui habite à Saint Maixent sur vie, à une 40aine de kilomètres des Sables (eux même à 120 km environ de la Rochelle). Cette journée sera peu ensoleillée, et venteuse. Le froid me refroidit globalement, mais tant que je pédale, c’est très largement supportable. Les petites incursions solaires me réchauffent les bras, les pieds, et me font continuer tranquillement. Mais la nuit arrive vite, je ne me rends pas compte de l’heure à cause de mes «lunettes du bonheur». Il faut déjà s’arrêter ?! Pas envie, et je serais frustré d’avoir peu roulé. Calage des lampes en arrivant du côté de la Tranche sur mer, et la route continue.

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De nuit, le plaisir est encore différent. Les routes sont encore plus vides, on entend et on voit beaucoup de détails : les bruissements du vent, les bêtes qui sont pas loin, les voitures qui arrivent plus ou moins vite, les lumières…

En traversant la côte sauvage, de nuit, les rencontres sont différentes elles aussi. La faune locale est de sortie, et c’est très agréable. Rencontre de renard, biches, lapins, sanglier, tout ça en traversant de nuit les forêts. C’est vrai que les premières fois que l’on est en pleine forêt, qu’il fait vraiment tout noir, on ne se sent pas forcément bien : on a globalement perdu l’habitude d’être en pleine nature au milieu de la nuit, et on ne se sent pas rassuré. Mais c’est en fait dans ces moments que je suis le plus à l’aise : les humains ne sortent que très rarement à cette heure, et surtout les premiers écolos de France sont en train de se cuiter au chaud, pas de risque de se prendre une balle perdue au motif que l’on ressemble à un faisan qui fait du vélo.

Eole m’accompagne, et la lancée se poursuit, toujours avec le même objectif. J’ai fait 80 des 120km qui séparent la Rochelle des Sables, et dans le mouvement, je passe à côté d’un camping ouvert. Serait-ce l’heure d’un nouveau camping basket ? Mon corps me dit que oui, et je n’aime pas être opposant.

Discrètement, je m’installe donc. Et honnêtement, ça tombe bien, demain c’est samedi, et j’ai pas envie de me faire réveiller par des tirs de chasseurs du week end.

Réveil tôt, décollage rapide pour économiser encore (saymaaaaaaal) et pas de jeu de karma cette fois. Oh yeah ! \o/

Les 40 et quelques kilomètres se font très vite, le soleil est revenu petit à petit malgré un début de journée glacial, et la pause dej aux Sables fait du bien. La ville n’a, malheureusement, rien de particulier, c’est une station ce qu’il y a de plus classique. Les commerces sont essentiellement placé tout le long du port, les luttes habituelles sur les coins et les bâtiments maintenant abandonnés qui semblent se faire gentiment gentrifier, les passants qui se promènent, main dans la main ou mangeant une glace.

Il me reste moins de deux heures de route, je préviens mon pote, et je file.

Ce soir, je dormirais au chaud, en bonne compagnie, et je passerais une bonne soirée, accompagné par ledit pote, sa femme, ses enfants, et ses parents.

Comme c’est bon de revoir un pote, 6 ans plus tard, et que si peu ai changé !

Maintenant, direction Nantes : d’autres amis à voir, d’autres paysages à découvrir, et vite, avant que le froid ne m’empêche de dormir dehors.

 

 


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