Il y a un presque deux ans, en discutant avec une de mes anciennes colocs, et pendant ce qui allait se transformer en une rupture amoureuse assez difficile à digérer pour moi, cette coloc m’a donné un conseil : écrire.
Écrire, pour faire sortir ce qui nous fait mal, qui nous anime, qui nous rempli d’un feu brulant, d’un désir inexprimable, d’une tristesse profonde, d’une joie intense.
Écrire pour crier. Écrire pour (re)vivre.
Alors aujourd’hui, parce que son conseil m’a déjà aidé, et que ça faisait déjà un petit temps que je voulais ressuciter ce «blog», je prend la plume (enfin, le clavier).
Beaucoup de sentiments viennent se mixer en moi en ce moment. De la joie (beaucoup), de la tendresse (énormément), de la peur (plutôt beaucoup aussi), de l’incertitude (pas mal, mais professionnellement), de la tristesse (un peu plus en ce moment), ne sont que quelques mots que j’arrive à trouver pour les décrire.
La joie de te connaître. La tristesse de te voir partir. La tendresse que l’on a l’un pour l’autre. La peur de ne plus te voir. (liste non contractuelle)
Avec tous ces trucs qui viennent me torturer, ou me faire sourire, j’ai l’impression d’osciller en permanence entre des hauts très hauts, et des bas très bas.
Parfois, j’ai un sentiment de manque terrible, accompagné par des crampes à l’estomac,
Parfois, ce sont les idées noires qui viennent me tenir compagnie, au plus mauvais moment.
Parfois, c’est l’impression que je vais disparaître d’un coup de ton monde, je tremble, la parole me quitte, mes yeux deviennent embués.
Parfois, je perds complètement confiance en moi.
Et puis, tout se remet correctement en place.
Je repense aux derniers jours, aux derniers mois, à la dernière année, à toutes ces heures passées ensemble, tous ensemble ou pas, à toutes nos discussions, nos prises de tête aussi, à nos caractères.
Tous ces moments. Et ça va mieux. Le sourire vient remplacer les larmoiements, les yeux regarde devant plutôt que le sol, le courage vainc la peur.
Parce qu’il y en a eu des très bons, des bons, des moins bons, et des mauvais. Et ces moments, que j’ai mal vécus, c’est aussi des moments qui m’ont appris énormément ; la discussion, forcés d’ouvrir nos cœurs et affronter nos propres émotions. Et on a réussi à mettre ce cercle vertueux en marche, à faire de ces moments difficiles une force.
Alors oui, j’ai peur. Peur de plein de choses, peur de moi, de toi, du monde, de la vie. J’ai peur, mais j’ai la foi. J’ai peur, mais je suis confiant.
J’ai peur, mais ça ne me fait pas peur.
Et comme dirait l’autre

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